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Coopération au Développement économique

Coopération allemadne

Coopération allemadne, © Deutsche Botschaft Ouagadougou

28.05.2018 - Article

La coopération entre l’Allemagne et le Burkina Faso a commencé en 1961, un an après l’indépendance de l’ancienne colonie française et le début des relations diplomatiques entre les deux pays. Elle occupe jusqu’à nos jours une place importante dans les relations entre les deux pays.

La coopération allemande au développement politique en détail

L’objectif primordial de la coopération allemande est la réduction de la pauvreté et un développement durable au Burkina Faso.

L’engagement de la coopération allemande s’oriente sur le Plan National de Développement Economique et Social 2016-2020 (PNDES) dans lequel elle s’intègre.

Pour la période 2018-2020, le Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne s’est engagée dans le cadre des négociations bilatérales de 2017, à mettre plus de 102,2 millions d’euros (67 milliards de francs CFA) à la disposition du Burkina Faso, pour l’ensemble des secteurs d’intervention convenus de commun accord. En décembre 2018 un engagement supplémentaire de 18 millions d’euros (11,8 milliards de francs CFA) a été confirmé pour le secteur eau et assainissement.

L’Allemagne met en place la coopération bilatérale au développement à travers ses organisations de mises en œuvre de la coopération technique à travers la Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et de la coopération financière à travers la Kreditanstalt für Wiederaufbau  (KfW).

Par ailleurs, le Gouvernement fédéral appuie aussi le Burkina Faso à travers des programmes régionaux et mondiaux ainsi qu’à travers les organisations multilatérales comme les Nations Unies, la Banque mondiale et l’union Européenne. Egalement, des organisations non gouvernementales internationales comme nationales, des opérateurs privés et des fondations politiques sont appuyés par le Gouvernement fédéral dans le cadre de leur travail au Burkina Faso.

Au niveau géographique, le portefeuille de projets de la coopération bilatérale allemande se concentre principalement dans les régions de l’Est et du Sud-Ouest du pays.

La coopération bilatérale au développement politique entre l’Allemagne et le Burkina Faso

Dans le cadre des Négociations gouvernementales bilatérales sur la coopération au développement, les gouvernements des deux pays s’accordent tous les trois ans sur les objectifs, les pôles prioritaires et les projets planifiés ensemble. Le cycle des Négociations est habituellement tous les trois ans.

Les dernières Négociations gouvernementales ont eu lieu en juillet 2017 à Ouagadougou. L’Allemagne et le Burkina y ont convenu de trois pôles prioritaires de leur coopération au développement :

Agriculture

Décentralisation

Eau et assainissement

En dehors de ces pôles prioritaires, les deux pays coopèrent dans les domaines des Droits des Enfants et des Femmes, la bonne gouvernance financière et la gestion des frontières.

 

Le pôle prioritaire « Agriculture » de la Coopération allemande

L’objectif de la coopération est d’augmenter la production et les revenus, d’améliorer l’emploi dans le secteur pour assurer ainsi la sécurité alimentaire. 86% des Burkinabé sont actifs dans le secteur de l’agriculture. Par ailleurs, les conditions essentielles de travail dans le domaine agricole doivent être améliorées et assurer la sécurité alimentaire à travers une augmentation de la production.

L’Allemagne poursuit concrètement cet objectif à travers la promotion de projets sur les techniques efficaces de l’agriculture irriguée, de conservation des sols et de réhabilitation des terres agricoles dégradées et érodées. Dans ce cadre, un accent particulier est mis sur le partenariat direct avec les agriculteurs concernés. Ils bénéficient également d’un appui pour l’accroissement du rendement de leurs cultures et pour la transformation ainsi que la commercialisation de leurs produits de façon plus efficace dans les chaînes de valeur. Des exemples notoires sont les filières riz, sésame, manioc, moringa, amarante et patate douce.

Dans ce domaine l’Initiative spéciale  « Un Monde sans Faim » du Ministère fédéral de la Coopération économique fait entre autres la promotion des mesures visant à améliorer la résilience des cultures ainsi que les « Centres d’Innovation verte » qui diffusent les innovations dans le secteur agricole et fournissent aux petits agriculteurs des appui-conseils répondant à leurs besoins.

Les projets allemands créent de nouveaux emplois et offrent à la population rurale, en particulier aux jeunes et aux femmes, un meilleur accès au marché du travail grâce à l’éducation et à la formation continue, leur donnant ainsi une perspective économique.


La Décentralisation

Au niveau du pôle prioritaire, « Décentralisation » de la coopération allemande au développement, il est question exception faite des grandes villes, de renforcer dans cette structure centralisée Burkina Faso, les structures étatiques et d’améliorer dans les zones rurales les infrastructures et les services étatiques. La participation des citoyens dans le processus local de décision doit être notamment renforcée.

Cela devrait permettre de réduire les grandes disparités économiques et sociales entre les zones rurales et urbaines, de créer des perspectives et de contribuer ainsi à la prévention des crises et des migrations.

. En plus les communes bénéficient de l’appui pour la construction et l’entretien des infrastructures économiques et sociales tout comme dans la maîtrise d’ouvrage des compétences transférées de l’état central au niveau local.

Concrètement, les projets de l'Allemagne visent le renforcement des compétences et des capacités des différentes autorités régionales et des collectivités territoriales ainsi que la promotion de la formation des services locaux. Les communes bénéficient également d'un soutien pour la mise en place et l'entretien de d'infrastructures économiques et sociales et pour la mise en œuvre du transfert de compétences de l'État central vers le niveau local.


L'Approvisionnement en eau potable et assainissement

L’objectif de la coopération est d’améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans les petites et moyennes villes ainsi que des villages rattachés.  

La coopération allemande au développement travaille en particulier avec le Ministère en charge de l‘eau et de l’assainissement, l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement ONEA et chaque commune d’intervention, pour le renforcement de leurs capacités et la construction de systèmes d’adduction d’eau potable tout comme de l’assainissement (latrines aux niveaux ménage et scolaire, des services de santé et des marchés). Ces projets sont accompagnés à travers l’utilisation de nouvelles technologies et des formations en sensibilisation.

Les Droits des enfants et des jeunes

Outre les trois points focaux de la coopération allemande au développement, l'Allemagne s’engage au Burkina Faso dans le domaine des droits des enfants et des jeunes. Il s'agit en particulier de renforcer cette couche vulnérable de la population et de promouvoir la prise de conscience de leurs droits. Les garçons et les filles devraient être protégés en particulier contre la traite des enfants, le travail des enfants, le mariage forcé et les mutilations génitales féminines. La sensibilisation devrait également permettre de réduire le nombre de grossesses précoces

Pour atteindre ces objectifs, la coopération allemande au développement soutient le gouvernement burkinabé dans la mise en œuvre des lois et mesures existantes visant à protéger plus efficacement les enfants et à sensibiliser d'autres acteurs tels que la population, l'administration et les forces de sécurité aux droits des enfants. Il s'agit de mettre en place tout un réseau de protection de l'enfance. En outre, la coopération allemande au développement finance la construction, la rénovation et l'équipement d'écoles, promeut l'éducation et la formation professionnelle des enfants et des jeunes ainsi que les activités génératrices de revenus pour les jeunes.

 
Soutenir la bonne gouvernance

Dans le domaine de la bonne gouvernance, qui est également crucial pour tous les autres secteurs de la politique de développement, l'Allemagne travaille en étroite collaboration avec le ministère burkinabé de l'économie et des finances et œuvre pour l’application systématiquement d’une réforme budgétaire globale.

A travers cette réforme, le budget de l'État burkinabé serait davantage orienté sur les normes internationales en matière d'efficacité, de transparence et de responsabilité.

L’engagement de l'Allemagne dans le domaine de la gestion des frontières

Compte tenu de la fragilité de la sécurité régionale dans de nombreuses régions frontalières du Burkina Faso, la coopération allemande au développement se concentre de plus en plus sur les questions de sécurité. A ce niveau, le gouvernement allemand travaille en étroite collaboration avec l'Union Européenne pour mettre en œuvre la stratégie de gestion des frontières élaborée par le gouvernement burkinabé. L'objectif est d'accroître la sécurité et la stabilité dans les zones frontalières et d'améliorer les conditions de vie de la population locale. En particulier, la présence de l'Etat dans ces zones menacées doit être renforcée et la coopération transfrontalière avec les pays voisins, le Mali et le Niger élargie. Le programme régional du Service civil pour la paix (ZDF) au Burkina Faso, au Niger et au Bénin contribue également à l'utilisation pacifique et équitable des ressources naturelles entre ces Etats et à la promotion d'une agriculture pastorale pacifique et transfrontalière.

 
Appui à la coopération régionale et mondiale

Outre la coopération bilatérale germano-burkinabè, l'Allemagne participe également à des projets régionaux et mondiaux visant à améliorer la coopération et à mieux coordonner les approches entre les Etats voisins. La coopération allemande au développement soutient l'Union Africaine et des organisations régionales telles que la Communauté Economique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

La mise en œuvre d'un concept de protection et de gestion de la biodiversité dans la réserve biosphérique de W-Arly-Pendjari, dans les trois pays frontalier du Burkina Faso, du Niger et du Mali et d'un programme de prévention des maladies dans l'espace CEDEAO en est un exemple.

Dans le secteur de la santé, la coopération allemande au développement fait également la promotion de programmes de santé de la reproduction, de prévention du VIH/SIDA et de prévention des épidémies. Des programmes régionaux allemands soutiennent également la filière de riz et de la noix de cajou au Burkina et augmentent l'efficacité énergétique.

 
Coopération non étatique-une coopération de personne à personne

De nombreux acteurs non gouvernementaux allemands soutiennent le développement du Burkina Faso avec beaucoup d'engagement, notamment des organisations non gouvernementales (ONG) et des fondations politiques. Une aide active est également fournie par le biais de jumelages de villes. Le gouvernement allemand contribue financièrement à ces activités, qui complètent de manière significative la coopération étatique.


Fond de l'Ambassade d'Allemagne pour les micro-projets

L'Ambassade d'Allemagne à Ouagadougou soutient déjà depuis plusieurs années des projets de coopération technique dans le cadre des «  micro-mesures  ». Avec des contributions relativement faibles, ce soutien atteint directement les couches les plus pauvres de la population et conduit donc à un niveau d'acceptation élevé.

Conditions préalables

Les projets soutenus sont ceux qui répondent aux besoins fondamentaux des populations pauvres, qui améliorent leurs conditions de vie et qui ne peuvent pas être financés par un autre donateur ou le porteur du projet lui-même. Les institutions burkinabè, par exemple les organisations non gouvernementales, les groupes d'entraide, l’administration publique, etc. sont éligibles. D'autres conditions préalables imposent que le projet soit:

durable,

autonome et n'entraîne pas de frais consécutifs pour l'ambassade,

à court terme, pouvant être intégralement financé le plus rapidement possible (dans l’année budgétaire, au plus tard le 30 novembre).

Le porteur du projet doit apporter une contribution significative au projet, le financement intégral des projets n'est possible que dans des cas exceptionnels.

Les frais de personnel (récompenses, salaires, ou honoraires) du promoteur du projet ou de l'organisation ou les frais administratifs et de voyage au prorata ne sont pas éligibles

Montant et durée du financement

Le montant maximal du financement par projet est de 25 000 euros. Afin d'assurer la réalisation du plus grand nombre possible de projets, un financement est prévu, en particulier pour les projets inférieurs à ce montant maximal.

Les demandes de subvention de projets peuvent être introduites tout au long de l'année. Cependant, les plus grandes chances de financement sont lorsque les demandes parviennent à l'ambassade à la fin de l'année précédente, car les projets sont habituellement examinés et approuvés en janvier et en février.

Le paiement du montant de la subvention ne peut être effectué qu'en FCFA pour des raisons techniques. Pour cette raison, les estimations de coûts devraient inclure le montant en FCFA.

 

Déroulement

Les institutions intéressées sont priées de contacter directement l'ambassade et de soumettre leur demande (pour les formulaires de demande, voir ci-dessous). Les demandes doivent être soumises conformément au modèle ci-joint et doivent inclure un plan de financement du projet ainsi que toute estimation des coûts disponibles. En outre, les demandeurs sont priés de soumettre autant de photos que possible qui montrent l'état actuel et / ou, le cas échéant, l'emplacement ultérieur.

Après examen et approbation, contrat de subvention est conclu entre les deux parties, l'ambassade et le chef de projet burkinabé. Ce n'est qu'après la conclusion effective du contrat que la subvention peut être versée.

Le promoteur burkinabé responsable du projet doit présenter toutes les pièces justificatives originales et une preuve de l'utilisation de la subvention conformément au contrat au plus tard 6 mois après l'achèvement du projet.



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